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actualite

23/11/12

L’heureux mariage anglais des charpentes françaises

Article LA NOUVELLE RÉPUBLIQUE du 22 novembre 2012 « L’heureux mariage anglais des charpentes françaises »

Jugla Charpentes est leader de la fermette sur son marché.
Lien: Article LA NOUVELLE REPUBLIQUE 22 novembre 2012

Il y a 5 ans, Charpentes Francaises, à Pleumartin, est passé dans le giron du Britannique Wolseley. Ce qui lui a permis de se développer dans un marché en crise.

Au gré de ces aventures industrielles, Charpentes Françaises aurait pu perdre son âme. Mais les repreneurs ont eu la bonne idée de propulser à la tête de l’usine pleumartinoise un pur produit de l’entreprise, Jean-Jacques Huchet, qui a passé vingt ans dans cette PME.

Aujourd’hui les charpentiers fabriquent de moins en moins leurs charpentes

Charpentes françaises compte quatorze sites de production en France, dont le site de Pleumartin est le troisième en importance : « Le groupe Wolseley a respecté les méthodes de travail de chacun des sites. L’entreprise a pu conserver son esprit familial », souligne Jean-Jacques Huchet, avant d’expliquer qu’on ne fait pas exactement les mêmes charpentes dans le Centre-Ouest de la France, en Alsace ou en Provence.
Il n’empêche que le fait d’appartenir à un puissant groupe international s’est avéré plus que bénéfique avec la crise de la construction qui a conduit il y a peu les professionnels du bâtiment chez le préfet de région. Les prix du bois sont tirés vers le bas grâce aux volumes achetés (Wolseley en importe chaque année un million de mètres  cubes !) ; les méthodes commerciales du groupe ont permis d’étoffer la clientèle ; les transferts de compétence ont favorisé le développement de nouveaux marchés comme la construction à ossature bois.
Résultat flatteur : les carnets de commandes se maintiennent et l’entreprise continue à investir dans de nouvelles machines. Sont programmés pour l’an prochain un extracteur de poussières pour améliorer les conditions de travail et une machine-outil pour tailler les grosses poutres pour les charpentes traditionnelles, qui représentent 7 à 8 % du marché du site de Pleumartin.
Le métier de charpentier a bien changé. Ils sont de moins en moins nombreux les charpentiers qui s’amusent à façonner leurs poutres monumentales dans leurs ateliers. C’est tellement plus simple de le faire faire par un professionnel bien outillé. « On n’aurait jamais entendu il y a encore quelques années un charpentier traditionnel commander une charpente à l’extérieur », commente Jean-Jacques Huchet, qui ne va évidemment pas jusqu’à regretter cette évolution du métier dont son entreprise entend bien profiter.

Charpentes Francaises site de Pleumartin – Groupe Wolseley 23, rue du Chêne à Pleumartin. Gérant : Jean-Jacques Huchet. 44 salariés ; Chiffre d’affaires (juillet 2012) : 8,2 millions.

Vincent Buche